Imaginez la douche froide si vous découvriez brutalement que les fameux impôts sociétés dubai ne sont plus automatiquement nuls pour votre entreprise. Depuis l’introduction de la Corporate Tax, l’erreur de croire que Dubaï reste un paradis fiscal inconditionnel peut vous coûter cher, car un taux de 9 % s’applique désormais à de nombreuses structures mal informées sur la distinction entre Mainland et Free Zone. Ce guide détaille précisément les critères d’exonération encore valables et vous dévoile les ajustements stratégiques à opérer dès maintenant pour protéger votre rentabilité face à cette transformation historique de la fiscalité.
L'impôt sur les sociétés à Dubaï : les règles du jeu ont changé
La fin d’une ère : l’arrivée de la corporate tax
Oubliez l’image d’Épinal du paradis fiscal absolu. Dubaï n’est plus une zone à « zéro impôt », et c’est une nouveauté majeure qui bouscule les habitudes des entrepreneurs.
Le couperet est tombé le 1er juin 2023. Cette taxe concerne désormais les exercices fiscaux débutant à partir de cette date précise. Ce changement marque un tournant décisif pour tout l’écosystème business des Émirats.
Rassurez-vous, malgré ce changement, la fiscalité reste très attractive comparée à l’Europe, et particulièrement face à la pression fiscale de la France.
Le principe : un taux de 9%… mais pas pour tout le monde
Le taux standard est fixé à 9% d’impôt sur les sociétés. Il ne s’applique concrètement qu’aux bénéfices nets dépassant un certain seuil. Ce n’est absolument pas une imposition aveugle sur le chiffre d’affaires.
Le seuil clé est de 375 000 AED de bénéfice net annuel (environ 93 000 €). Tout bénéfice situé en dessous de ce seuil reste imposé à 0%.
Cette mesure vise avant tout à protéger les PME et les jeunes startups.
La tva, l’autre impôt à ne pas oublier
N’oubliez pas l’existence de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée). Son taux est de 5%, en vigueur depuis 2018. C’est bien moins douloureux que celui de la France (20%), mais cela reste une obligation.
La plupart des biens et services sont concernés. Toutefois, il existe des exemptions notables, notamment pour la santé, l’éducation et l’alimentation.
Free zone vs mainland : le choix stratégique pour votre fiscalité
Maintenant que les bases sont posées, la vraie question pour un entrepreneur est de savoir où implanter sa société, car tout se joue ici.
Le mainland : la liberté a un prix fiscal
Une société Mainland, enregistrée au Département Économique, offre un avantage majeur : la liberté totale de commercer sur tout le territoire des Émirats et à l’international sans restriction.
Cette liberté a une contrepartie. Ces structures sont pleinement soumises à l’impôt sur les sociétés de 9% dès que les bénéfices dépassent le seuil de 375 000 AED.
Si vous visez le marché local, il faut opter pour une société Mainland en toute lucidité.
Les free zones : le bastion du 0% sous conditions
Les Free Zones sont des zones économiques spéciales avec leur propre réglementation. Elles restent l’option privilégiée des investisseurs étrangers cherchant un environnement optimisé pour l’international.
Le point crucial ? Une société en Free Zone peut encore bénéficier d’un taux de 0% d’impôt sur les sociétés. Cependant, cette exonération n’est plus automatique : les règles ont changé.
Tout dépend désormais du statut de « Qualifying Free Zone Person » et des « revenus qualifiés ». Il est vital de choisir la bonne Free Zone pour sécuriser cet avantage fiscal.
Les conditions pour rester à 0% en free zone
Pour conserver le taux de 0%, la rigueur est de mise. Votre société doit impérativement respecter des critères stricts pour satisfaire l’administration.
Voici les règles à suivre :
- Maintenir une substance économique réelle aux Émirats (bureaux, employés).
- Générer des « revenus qualifiés » (transactions hors Émirats ou intra-Free Zone).
- Ne pas réaliser de commerce avec le Mainland (sauf exceptions limitées).
- Respecter les exigences de documentation comptable et de prix de transfert.
Attention : commercer avec le Mainland fait basculer la société dans le régime des 9% pour tous ses bénéfices. C’est un risque majeur à éviter.
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Qui paie quoi ? le détail des taux et des exonérations
Le choix entre Mainland et Free Zone est une chose, mais les détails des taux et des exemptions possibles en sont une autre. Regardons ça de plus près.
Le barème de l’impôt sur les sociétés décortiqué
Oubliez la complexité fiscale que vous connaissez peut-être en Europe. Ici, le système brille par sa simplicité binaire : soit vous êtes en dessous du seuil de profitabilité et ne payez rien, soit vous dépassez et contribuez modérément.
| Tranche de bénéfice net imposable (en AED) | Taux d’imposition applicable |
|---|---|
| De 0 AED à 375 000 AED | 0% |
| Au-delà de 375 000 AED | 9% |
Note : Un taux spécifique (Pilier 2 de l’OCDE) peut s’appliquer aux multinationales dont les revenus dépassent 750M €, mais cela ne concerne pas la majorité des entrepreneurs.
Le « small business relief » : une bouée pour les pme
Beaucoup d’entrepreneurs passent à côté de cette opportunité. Le « Small Business Relief » est un dispositif d’allègement fiscal massif conçu spécifiquement pour les petites structures. C’est un avantage majeur pour les résidents gérant de petites entités, même en Mainland.
La règle est simple : si votre chiffre d’affaires annuel reste sous la barre des 3 millions d’AED, le fisc considère que votre bénéfice imposable est nul. Résultat ? Vous ne payez aucun impôt, peu importe votre bénéfice réel. Attention toutefois, ce cadeau fiscal est temporaire et valable jusqu’à fin 2026 pour l’instant.
Ce qui reste à 0% : revenus personnels et dividendes
C’est souvent là que la confusion règne, alors soyons clairs : l’impôt sur les sociétés ne change strictement rien à votre fiscalité personnelle. Si vous êtes résident fiscal, il n’y a toujours aucun impôt sur le revenu personnel à Dubaï.
Mieux encore, lorsque votre société émiratie vous verse des dividendes, l’État ne prélève pas un centime. Que vous soyez résident ou non, ces revenus, tout comme les plus-values sur cession, restent totalement exonérés d’impôt. C’est un avantage concurrentiel énorme.
Conformité et résidence fiscale : éviter les pièges
Comprendre les taux c’est bien, mais se conformer aux règles et ne pas tomber dans le piège de la double imposition, c’est encore mieux. C’est là que beaucoup font des erreurs.
Les nouvelles obligations administratives à connaître
L’époque du laxisme administratif est révolue aux Émirats. Cette nouvelle taxe impose une transparence totale pour toutes les entreprises, sans exception. Même avec un taux à 0 %, vous ne pouvez plus esquiver la paperasse.
Pour rester dans les clous, voici la marche à suivre impérative :
- S’enregistrer auprès de la FTA (Federal Tax Authority) pour obtenir un numéro de contribuable (TRN).
- Tenir une comptabilité au cordeau alignée sur les normes IFRS.
- Déposer une déclaration fiscale annuelle sous 9 mois après la clôture de l’exercice.
Ignorer ces démarches expose votre structure à des sanctions financières. Une comptabilité rigoureuse reste votre meilleur rempart contre les pénalités de l’autorité fédérale.
Le casse-tête de la résidence fiscale : ne pas jouer avec le feu
Posséder une société ne fait pas de vous un résident protégé. C’est une confusion fréquente : la résidence fiscale exige une présence physique réelle. Vous ne pouvez pas simplement piloter votre boîte depuis un canapé à Paris.
Les critères sont stricts : passez plus de 183 jours par an sur le sol émirati. Vous devez aussi prouver un logement permanent, un visa valide et un compte bancaire actif. Attention, le fisc vérifiera si le cœur de vos intérêts économiques et familiaux est bien déplacé.
Le risque de requalification par le fisc français
La menace de la double imposition est bien réelle. Si Bercy estime que vous êtes toujours résident français, l’addition sera salée. Vos revenus mondiaux et les bénéfices de votre société à Dubaï deviendront instantanément imposables en France.
La convention fiscale existe, mais elle ne valide pas les montages artificiels. Il faut bétonner votre dossier pour ne pas subir un redressement. Faites-vous accompagner pour éviter les erreurs coûteuses dès la genèse du projet.
Si l’ère du zéro impôt automatique est révolue, Dubaï reste un levier de croissance exceptionnel. La réussite repose désormais sur une stratégie claire entre Mainland et Free Zone, couplée à une conformité rigoureuse. Ne naviguez pas à vue : un accompagnement expert est indispensable pour sécuriser vos actifs et pérenniser votre activité.
Quel est le taux de l'impôt sur les sociétés à Dubaï aujourd'hui ?
Depuis le 1er juin 2023, le taux standard de l’impôt sur les sociétés est fixé à 9 %. Cependant, ce taux ne s’applique qu’à la part des bénéfices nets qui dépasse le seuil de 375 000 AED (environ 93 000 €). En dessous de ce montant, le taux reste à 0 %, ce qui protège efficacement les startups et les petites entreprises.
Dubaï est-elle encore un paradis fiscal pour les entreprises ?
L’image du « zéro impôt » absolu a évolué vers une fiscalité plus régulée mais toujours extrêmement attractive. Si le terme de paradis fiscal est techniquement révolu pour les sociétés Mainland, Dubaï reste l’un des environnements les plus compétitifs au monde. De plus, les sociétés en Free Zone peuvent conserver un taux de 0 % si elles respectent strictement les critères de « Qualifying Income » et ne commercent pas avec le marché local.
Pourquoi ne paie-t-on pas d'impôt à Dubaï dans certains cas ?
L’absence d’impôt persiste à plusieurs niveaux. D’une part, il n’existe toujours aucun impôt sur le revenu personnel ni sur les dividendes pour les résidents fiscaux. D’autre part, les entreprises éligibles au dispositif « Small Business Relief » (chiffre d’affaires inférieur à 3 millions d’AED) sont temporairement exonérées d’impôt sur les sociétés, tout comme les structures en Free Zone qui n’ont pas d’activité sur le territoire principal (Mainland).
Quel est le taux de TVA appliqué aux entreprises à Dubaï ?
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est fixée à un taux unique de 5 % sur la majorité des biens et services, ce qui est très faible comparé aux standards européens. L’enregistrement à la TVA devient obligatoire dès que votre entreprise dépasse un chiffre d’affaires taxable de 375 000 AED sur les 12 derniers mois.
Pourquoi créer une société à Dubaï malgré la nouvelle taxe ?
Même avec un impôt sur les sociétés à 9 %, Dubaï reste fiscalement bien plus avantageuse que la France (25 %). L’absence de charges sociales patronales, l’exonération totale sur les revenus personnels et la facilité de gestion font des Émirats un levier puissant pour optimiser la rentabilité de votre entreprise et accélérer votre croissance à l’international.