L’essentiel à retenir : Dubaï maintient un taux de 0 % sur les revenus personnels, les successions et les plus-values, tout en introduisant un impôt sur les sociétés de 9 % au-dessus de 375 000 AED. Ce cadre fiscal attractif permet de sécuriser et développer considérablement son patrimoine, sous réserve d’établir une résidence fiscale réelle et de respecter les nouvelles normes comptables locales.
La fiscalité à Dubai attire chaque année des milliers d’entrepreneurs et de professionnels en quête d’un cadre fiscal simplifié. Comprendre précisément ce système est essentiel pour évaluer la pertinence d’une installation aux Émirats arabes unis selon votre situation personnelle.
Le système fiscal de Dubai repose sur trois piliers : absence d’impôt sur le revenu des particuliers, un impôt sur les sociétés de 9% introduit en 2023, et une TVA à 5%. Cette architecture diffère fondamentalement des modèles fiscaux européens traditionnels basés sur l’impôt progressif sur le revenu.
Ce guide détaille sans parti pris l’ensemble de la fiscalité Dubai en 2026 : impôts existants et inexistants, conditions d’éligibilité aux différents régimes, obligations déclaratives et stratégies d’optimisation légale. L’objectif est de vous fournir une information factuelle et complète pour éclairer vos décisions.
Que vous soyez salarié expatrié, entrepreneur en création de société ou investisseur immobilier, ce panorama fiscal vous permettra d’évaluer objectivement si le cadre fiscal émirien correspond à vos objectifs patrimoniaux et professionnels.
Le système fiscal des Émirats arabes unis se distingue fondamentalement de la plupart des pays occidentaux par sa simplicité et son caractère attractif pour les contribuables. Contrairement à la France ou à d’autres nations européennes où la fiscalité est progressive et multicouche, Dubai adopte une approche minimaliste qui a fait sa réputation de destination prisée des expatriés et entrepreneurs.
Le système repose sur trois piliers principaux : 0% sur le revenu personnel, un impôt société à 9% et la TVA à 5%. Ce modèle attire les capitaux tout en respectant les standards internationaux.
Attention au mythe du « tout gratuit ». Si la pression fiscale directe est minime, des taxes indirectes et frais administratifs existent. Vous devez connaître ces coûts pour éviter les mauvaises surprises financières.
| Type d’impôt | Existe ? | Taux / Détails |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | ❌ NON | 0% pour les particuliers |
| Charges sociales | ❌ NON | Pas de cotisations |
| Corporate tax (sociétés) | ✅ OUI | 9% (seuils et exemptions) |
| TVA | ✅ OUI | 5% sur biens et services |
| Impôt sur la fortune (IFI) | ❌ NON | Pas d’ISF ni IFI |
| Impôt sur les successions | ❌ NON | 0% (transmission gratuite) |
| Impôt sur les donations | ❌ NON | 0% |
| Impôt sur les dividendes | ❌ NON | 0% pour résidents fiscaux |
| Impôt revenus locatifs | ❌ NON | 0% |
| Impôt plus-values immobilières | ❌ NON | 0% |
| Impôt plus-values mobilières | ❌ NON | 0% (actions, crypto, etc.) |
| Taxe d’habitation | ❌ NON | N’existe pas |
| Taxe foncière | ❌ NON | N’existe pas |
| Taxes municipales | ⚠️ PARTIEL | Frais services (DEWA, etc.) |
Cette architecture fiscale ultra-simplifiée ne repose pas sur la fiscalité directe des citoyens et résidents, mais sur d’autres sources de revenus : revenus pétroliers et gaziers, taxes indirectes (TVA), frais de licences commerciales, droits de douane, revenus immobiliers d’État et secteur touristique.
Cette philosophie fiscale fait de Dubai une destination particulièrement attractive pour l’optimisation légale de la fiscalité, à condition de bien comprendre les règles et de respecter scrupuleusement les conditions d’éligibilité aux différents régimes fiscaux.
Ce tableau illustre brutalement l’écart de pression fiscale. D’un coup d’œil, vous comprendrez l’attrait financier immédiat entre les deux juridictions.
| Type d’imposition | Dubai (EAU) | France |
|---|---|---|
| Impôt revenu personnel | 0% | 0% à 45% (progressif) |
| Impôt sur les sociétés | 9% (> 375 000 AED) | 25% (taux normal) |
| TVA | 5% (taux standard) | 20% (taux normal) |
| Impôt fortune (IFI) | Inexistant | Oui (> 1,3M€) |
| Successions/donations | Inexistant | Progressif jusqu’à 60% |
| Impôt dividendes | 0% | Flat tax 30% (PFU) |
| Impôt plus-values | 0% | Flat tax 30% (PFU) |
| Charges sociales | Inexistantes | ~22% salarié + 45% patron |
Le constat est sans appel : la France taxe lourdement le travail et le capital. À l’inverse, Dubai mise sur la liberté financière. C’est le véritable levier d’enrichissement.
C’est souvent ce qui déclenche le déclic pour l’expatriation. Aux Émirats, l’absence d’impôt sur le revenu est une réalité brute, pas une promesse en l’air. Que vous soyez salarié ou cadre dirigeant, votre fiche de paie ne subit aucune amputation fiscale : salaires, primes et bonus atterrissent directement dans votre poche.
Cette logique s’étend immédiatement à votre patrimoine personnel. Les dividendes encaissés, qu’ils proviennent d’une structure locale ou étrangère, restent intacts. Idem pour vos plus-values sur la vente d’actions ou de cryptomonnaies : le fisc ne prend rien.
Les propriétaires immobiliers respirent aussi. Vos revenus locatifs échappent totalement à l’impôt sur le revenu classique. Notez toutefois qu’une taxe municipale locale s’applique sur les baux, mais elle n’a rien à voir avec la lourdeur fiscale française.
Ne croyez pas que cet avantage est automatique en posant le pied à l’aéroport. Ce privilège fiscal cible uniquement ceux qui établissent officiellement leur résidence fiscale aux Émirats Arabes Unis. C’est la fondation juridique obligatoire pour sortir du radar fiscal français.
Avoir un visa ne suffit pas à calmer l’administration fiscale de votre pays d’origine. Vous devez prouver que votre vie se passe ici : foyer permanent, intérêts économiques majeurs et présence physique réelle. C’est une question de substance, pas juste de paperasse administrative.
Concrètement, vous devrez présenter votre Emirates ID et obtenir un certificat de résidence fiscale auprès de l’autorité fédérale pour blinder votre dossier.
Voici le revers de la médaille que beaucoup ignorent avant de signer. Zéro impôt et zéro charge sociale implique une absence totale de filet de sécurité étatique. Le chômage n’existe pas, et la retraite par répartition est un concept inconnu pour les expatriés ici.
La santé devient un produit de luxe qu’il faut financer soi-même. Le système est performant mais 100% privé. Sans une assurance santé internationale béton, une simple hospitalisation peut raser vos économies en quelques jours.
Ajoutez à cela les frais de scolarité exorbitants des écoles internationales pour vos enfants. Vous devez gérer votre retraite seul, par capitalisation. L’économie d’impôt réalisée n’est pas de l’argent de poche, elle doit impérativement financer votre propre sécurité sociale privée.
Si la fiscalité des personnes est simple, celle des entreprises a connu un tournant majeur. Oubliez le mythe du 0% pour toutes les sociétés.
Depuis juin 2023, la règle du jeu a changé : un impôt sur les sociétés de 9% s’applique désormais. C’est la fin de l’ère du zéro impôt généralisé pour toutes les structures commerciales.
Rassurez-vous, le couperet ne tombe pas tout de suite. Cet impôt ne concerne que les bénéfices nets annuels supérieurs à 375 000 AED (environ 95 000 EUR). En dessous de ce seuil critique, le taux reste bloqué à 0%.
Sachez aussi que les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 3 millions d’AED peuvent bénéficier d’une exonération (Small Business Relief) jusqu’à fin 2026.
Les entreprises établies en Free Zone conservent un privilège rare : elles peuvent encore bénéficier d’un taux de 0%, même au-delà du seuil de 375 000 AED. Mais attention, cet avantage fiscal est conditionné à des règles comptables strictes.
La condition principale est de ne pas faire de commerce direct avec le marché local émirien (le « Mainland »). Cet avantage est conçu pour les activités tournées vers l’international.
| Type de société | Taux | Conditions |
|---|---|---|
| Mainland | 9% | Exonération jusqu’à 375 000 AED de bénéfices |
| Freezone (qualifying) | 0% | Substance économique requise et revenus qualifiants |
| Freezone (non qualifying) | 9% | Imposition sur les revenus non qualifiants |
| Entreprises étrangères | 9% | Uniquement en cas d’établissement stable aux Émirats |
→ Pour tout comprendre en détail sur le corporate tax, les seuils, les exemptions et les stratégies d’optimisation, consultez notre guide expert : Impôts sur les sociétés à Dubai
Au-delà des impôts directs, une taxe indirecte rythme le quotidien de tous les résidents et entreprises : la TVA.
Introduite en 2018, la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) a modifié le paysage de la fiscalité Dubaï. Son taux standard reste fixé à 5%, un niveau très bas comparé à l’Europe.
Cette taxe s’applique à la majorité des biens et services consommés aux Émirats.
Pour les entrepreneurs, l’enregistrement devient obligatoire dès que vos ventes taxables dépassent 375 000 AED par an. Cela implique des obligations déclaratives régulières que vous ne pouvez pas ignorer sous peine de pénalités.
Tout n’est pas logé à la même enseigne. Le législateur distingue les secteurs taxés à 5%, ceux à 0% (zero-rated) et certains domaines totalement exonérés de cette charge.
Ne confondez pas les deux statuts. Un taux de 0% permet aux entreprises de récupérer la TVA payée sur leurs achats, contrairement à une exonération qui bloque cette déduction.
Concrètement, cet impôt Dubai impacte votre pouvoir d’achat. Même à 5%, elle s’ajoute à toutes les dépenses du quotidien et doit être prise en compte dans le calcul du coût de la vie à Dubaï.
Prenons un exemple chiffré simple. Sur un budget de dépenses mensuelles de 5 000 EUR (environ 20 000 AED), la TVA représente 250 EUR par mois sortis de votre poche.
Malgré un taux de 5%, l’impact sur le budget annuel reste à prendre en compte dans vos prévisions financières.
Pour tout comprendre sur la TVA Dubai : taux détaillés par secteur, exemptions, obligations déclaratives et optimisation : TVA à Dubai 5% – Guide complet
Bénéficier de la fiscalité dubaïote ne se résume pas à déménager. Deux notions juridiques sont au cœur du dispositif pour un expatrié français : la résidence fiscale et la convention bilatérale.
Oubliez le mythe des six mois. Le critère des 183 jours existe, mais le fisc français traque surtout la localisation de votre foyer familial (conjoint, enfants) et le véritable centre de vos intérêts économiques.
Pour échapper à l’impôt français, la rupture doit être indiscutable. Une simple adresse administrative ou des allers-retours fréquents ne suffisent pas. C’est un terrain miné qui nécessite une analyse approfondie de la résidence fiscale avant de partir.
C’est ici qu’intervient La convention fiscale entre la France et les UAE. Ce texte fondamental sert de juge de paix pour éviter qu’un même revenu soit taxé deux fois, répartissant strictement le droit d’imposer entre les deux États.
Mais ne criez pas victoire trop vite. Certains revenus, comme ceux issus d’un bien immobilier situé en France, restent imposables dans l’Hexagone. Votre résidence à Dubaï ne vous exonère pas de tout lien fiscal avec la France.
Au-delà de l’impôt sur le revenu, l’attractivité fiscale de Dubaï repose surtout sur l’absence totale des grands impôts sur le capital. Contrairement aux systèmes occidentaux, la détention, la transmission et la valorisation du patrimoine ne font l’objet d’aucune fiscalité directe aux Émirats arabes unis.
Il n’existe à Dubaï aucun équivalent de l’Impôt sur la Fortune Immobilière. La détention d’un patrimoine important, qu’il soit immobilier ou financier, n’entraîne aucune imposition annuelle. Cette particularité permet aux résidents fiscaux de faire croître leur capital sans érosion fiscale, dans un cadre légal clair.
Les règles précises, comparaisons chiffrées et cas particuliers sont détaillés dans notre guide dédié à l’impôt sur la fortune à Dubaï.
Les successions et donations ne sont pas taxées aux Émirats arabes unis. La transmission du patrimoine s’effectue sans prélèvement, ce qui constitue un avantage majeur dans une logique de préparation successorale et de protection familiale.
Attention toutefois : les biens situés hors des Émirats peuvent rester soumis à la fiscalité locale. Les règles complètes sont expliquées dans notre dossier sur la succession et la donation à Dubaï.
Les dividendes perçus par les résidents fiscaux à Dubaï ne sont pas soumis à l’impôt personnel. De la même manière, les plus-values réalisées sur des actifs financiers, immobiliers ou numériques ne sont pas taxées.
Pour comprendre les mécanismes exacts, les exceptions et les comparaisons internationales, consulte nos analyses dédiées aux dividendes et aux plus-values à Dubaï.
Comprendre les règles fiscales est une chose, mais savoir les utiliser à son avantage en est une autre. Beaucoup pensent que s’installer aux Émirats suffit pour tout régler, pourtant, la manière dont vous structurez vos flux financiers change radicalement la donne. Voyons comment organiser légalement vos revenus pour tirer le meilleur parti du cadre dubaïote.
La question se pose immédiatement pour tout entrepreneur : vaut-il mieux se verser un salaire mensuel ou attendre les dividendes ? À Dubaï, la réponse automatique n’est pas toujours la bonne et mérite un calcul précis.
Il faut comprendre que le salaire est considéré comme une charge déductible pour votre entreprise. Concrètement, cela permet de réduire le bénéfice imposable et donc de limiter l’impact de la Corporate Tax de 9% sur les profits de la société. À l’inverse, les dividendes sont distribués sur le bénéfice net, c’est-à-dire après le passage de l’impôt.
L’arbitrage dépendra donc directement du volume de vos bénéfices annuels. Se verser un salaire qualifié de « raisonnable » est souvent la première étape logique d’une optimisation fiscale réussie.
Pour un consultant ou un freelance, le choix de la structure juridique est déterminant pour la suite. Il existe plusieurs options sur la table, et chacune entraîne des conséquences fiscales et administratives bien distinctes.
Vous pouvez créer une société en Free Zone, parfaite pour facturer des clients internationaux, ou préférer la légèreté d’un visa de freelance qui simplifie la gestion au quotidien. Si votre objectif est de facturer des entreprises locales à Dubaï, la société Mainland devient alors incontournable.
Votre décision finale doit reposer sur la typologie de vos clients et votre volonté ou non d’opérer directement sur le marché émirien.
Regardons maintenant le cas des investisseurs, qu’il s’agisse d’immobilier, de marchés boursiers ou de crypto-actifs. L’objectif est de s’assurer que vos revenus passifs, comme les loyers ou les plus-values, tombent bien sous le coup du taux de 0%.
Pour l’immobilier locatif à Dubaï, la fiscalité est limpide et avantageuse. Concernant un portefeuille boursier ou des actifs numériques, il est souvent bien plus judicieux de les détenir en nom propre en tant que résident fiscal émirien pour éviter toute friction fiscale inutile.
La création d’une société holding peut toutefois devenir une option pertinente pour gérer des patrimoines plus complexes ou diversifiés.
Une holding est une société dont la vocation est de détenir des parts dans d’autres sociétés, les filiales. C’est un outil d’organisation puissant qui permet de structurer un groupe d’entreprises de manière cohérente.
À Dubaï, une holding établie en Free Zone peut recevoir des dividendes de ses filiales, qu’elles soient aux EAU ou à l’étranger, en franchise totale d’impôt. Elle peut ensuite redistribuer ces sommes à son actionnaire résident fiscal sans subir de taxation supplémentaire.
C’est une structure redoutablement efficace pour centraliser les revenus et piloter vos investissements tout en naviguant entre les règles Mainland et Free Zone.
Les pourcentages théoriques ne paient pas les factures ; l’argent disponible sur le compte, si. Pour mesurer le gain réel, comparons le salaire net après impôt en France avec le net à Dubaï, qui équivaut au brut. Prenons ici le cas classique d’un célibataire sans enfant.
Pour un salaire brut annuel de 50 000 € en France, après les charges et l’impôt, il vous reste environ 37 000 € en poche. À Dubaï, le net perçu est de 50 000 €. La différence finance déjà un train de vie supérieur.
Pour 100 000 € bruts, la pression fiscale française fait chuter le net à environ 65 000 €. À Dubaï, il reste intact à 100 000 €. Le gain annuel est considérable et immédiat.
L’écart se creuse de manière exponentielle avec l’augmentation du salaire, mécanique logique de la progressivité de l’impôt français face à la fiscalité Dubaï. Plus vous gagnez, plus la différence est violente.
Pour 200 000 € bruts, le net en France avoisine péniblement les 115 000 €. À Dubaï, c’est 200 000 €. Le gain net annuel dépasse 85 000 €, soit quasiment un second salaire complet.
Ces chiffres démontrent pourquoi Dubaï est si attractif pour les cadres supérieurs, les entrepreneurs à succès et les sportifs de haut niveau. L’absence d’impôt Dubai sur le revenu change radicalement la capacité d’épargne.
Attention toutefois à ne pas faire un calcul simpliste ou naïf. L’économie d’impôt doit être mise en balance avec le coût de la vie plus élevé à Dubaï, notamment sur trois postes clés : le logement, la santé et l’éducation.
Une assurance santé de qualité peut coûter plusieurs milliers d’euros par an. Les loyers sont également un poste de dépense majeur, souvent à régler en un ou deux chèques annuels.
Le gain fiscal reste réel, mais il finance ces dépenses privées. Calculez bien le salaire idéal pour bien vivre à Dubaï.
La théorie, c’est fait. Passons à la pratique avec des exemples concrets pour que vous puissiez vous projeter selon votre propre situation.
Prenons un directeur marketing gagnant 150 000 € par an. Son objectif est simple : maximiser son revenu net disponible à la fin du mois. Grâce à son employeur, il obtient son visa de travail et devient résident fiscal aux Émirats.
Stratégie : Son salaire tombe à 100 % dans sa poche, net d’impôt sur le revenu. Pour que l’opération soit rentable, il doit négocier un package incluant une solide couverture santé et une aide au logement pour compenser les coûts locaux.
Voici le profil type d’un créateur d’une boutique en ligne vendant exclusivement à l’international. Avec un chiffre d’affaires de 800 000 € et un bénéfice de 250 000 €, il vise le zéro impôt. C’est le candidat idéal pour l’expatriation.
Stratégie : Il immatricule sa structure dans une Free Zone. Puisqu’il ne vend rien sur le marché local émirien, il esquive totalement l’impôt sur les sociétés. Il se verse ensuite un salaire ou des dividendes, qui restent intouchés par le fisc à titre personnel.
Imaginons un consultant en stratégie travaillant avec des entreprises basées à Dubaï même. Il anticipe un bénéfice annuel de 150 000 €, soit environ 600 000 AED. Sa situation exige une structure spécifique pour opérer légalement.
Stratégie : Il doit obligatoirement créer une société Mainland. Ici, la règle change : son bénéfice sera taxé à 9 % sur la part dépassant 375 000 AED. L’astuce consiste à se verser un salaire pour réduire mécaniquement ce bénéfice imposable.
Terminons avec un rentier ayant injecté plus de 2 millions d’AED dans la pierre. Cet investissement lui ouvre les portes du précieux Golden Visa de 10 ans. Une sécurité juridique majeure pour s’installer durablement.
Stratégie : Ses revenus locatifs échappent à l’impôt, hormis la taxe municipale locale. Ce visa lui offre une résidence stable sans dépendre d’un patron, garantissant le taux de 0 % sur l’ensemble de ses revenus mondiaux.
Pour finir, un dernier avertissement. L’attrait fiscal de Dubaï peut vite se transformer en cauchemarché de l’enfer si l’on commet certaines erreurs classiques. Voici les pièges à éviter.
Une expatriation fiscale mal préparée est la porte ouverte à un redressement. Que vous veniez de France, de Belgique, de Suisse ou d’un autre pays, les administrations fiscales sont particulièrement vigilantes lorsque le départ vise une juridiction attractive. Ne leur donnez pas le bâton pour vous faire battre.
Les 5 erreurs à ne pas faire
1) Penser que “183 jours suffisent”
C’est le piège numéro un. Le nombre de jours n’est qu’un indicateur. Dans la plupart des pays, ce qui compte vraiment, c’est la réalité de votre centre de vie : famille, logement principal, activité, intérêts économiques, habitudes de séjour. Si ces éléments restent attachés à votre pays d’origine, votre statut de non-résident peut être contesté.
2) “Oublier” de formaliser son départ
La politique de l’autruche ne fonctionne pas. Un départ fiscal se prépare et se documente : changement de résidence, cohérence administrative, obligations déclaratives, mise à jour des informations clés (adresse, banque, contrats, activité). Plus votre dossier est clair, moins vous laissez de zones grises exploitables en cas de contrôle.
3) Ignorer les taxes de sortie et règles sur les plus-values latentes
Selon votre pays, des dispositifs peuvent s’appliquer lorsque vous partez avec un portefeuille important, des participations significatives ou des plus-values latentes. Ce point se vérifie avant le départ, pas après. Une mauvaise anticipation peut coûter très cher.
4) Minimiser l’importance de la documentation
En cas de contrôle, c’est à vous de prouver la réalité de votre installation. Ne pas conserver de preuves tangibles de votre vie à Dubaï est une erreur majeure. Logement, visa, présence sur place, activité réelle, factures, banque, déplacements, assurances : tout doit être cohérent et traçable.
5) Croire au “zéro impôt total”
Le mythe a la vie dure. Oui, l’impôt sur le revenu des personnes physiques est nul à Dubaï, mais des règles locales existent : corporate tax pour les sociétés selon les cas, TVA, frais administratifs, obligations de conformité. Négliger ces paramètres fausse totalement votre budget et votre business plan.
Il est important de le rappeler : ce contenu est un guide informatif. Il ne constitue en aucun cas un conseil fiscal, juridique ou financier personnalisé et ne remplace pas l’avis d’un expert certifié.
Chaque situation est unique. Avant de prendre toute décision, il est fortement recommandé de consulter des professionnels spécialisés qui pourront analyser votre situation et vous accompagner en toute légalité.
La fiscalité à Dubaï offre des opportunités exceptionnelles, entre absence d’impôt sur le revenu et fiscalité des sociétés attractive. Toutefois, l’expatriation ne s’improvise pas. Pour transformer cet avantage théorique en réalité sécurisée, une structuration rigoureuse et un accompagnement sérieux restent indispensables.
Oui, c’est exact pour les personnes physiques. Si vous êtes résident fiscal aux Émirats Arabes Unis, vos revenus personnels, qu’il s’agisse de salaires, de dividendes ou de plus-values, sont imposés à 0 %. L’État ne prélève rien sur ce que vous gagnez à titre personnel, ce qui constitue l’attrait majeur de la destination.
Cependant, cette absence d’impôt direct sur le revenu ne signifie pas une absence totale de fiscalité. Vous serez tout de même soumis à des taxes indirectes sur votre consommation et, si vous êtes entrepreneur, votre société pourrait être redevable de l’impôt sur les sociétés selon son bénéfice.
Le système fiscal émirien repose sur trois piliers principaux : la TVA de 5 % qui s’applique à la majorité des biens et services, l’impôt sur les sociétés de 9 % pour les bénéfices nets supérieurs à 375 000 AED (environ 95 000 €), et les droits de douane de 5 % sur les importations.
À cela s’ajoutent quelques taxes locales spécifiques, comme la taxe municipale sur le logement (incluse dans votre facture DEWA) ou les taxes de séjour dans les hôtels. En revanche, il n’existe ni impôt sur la fortune (IFI), ni droits de succession, ni charges sociales sur les salaires.
Techniquement, Dubaï n’est plus un « paradis fiscal » au sens opaque du terme, mais plutôt une juridiction à fiscalité allégée. Les Émirats Arabes Unis se sont conformés aux standards internationaux de l’OCDE en introduisant l’impôt sur les sociétés et en améliorant la transparence financière, ce qui leur permet de ne pas figurer sur les listes noires.
Pour l’investisseur, cela offre le meilleur des deux mondes : une fiscalité extrêmement compétitive pour optimiser ses revenus, tout en opérant depuis une place financière reconnue, stable et légitime aux yeux des banques et des administrations internationales.
Depuis juin 2023, une taxe fédérale de 9 % s’applique sur les bénéfices nets des entreprises. Toutefois, une franchise importante existe : cet impôt ne concerne que la part des bénéfices qui dépasse 375 000 AED par an. En dessous de ce seuil, le taux reste à 0 %, ce qui protège les petites structures et les startups.
Il existe également des exceptions notables pour les sociétés établies en Free Zone. Si elles respectent certaines conditions strictes (notamment ne pas commercer avec le marché local « Mainland »), elles peuvent continuer à bénéficier d’un taux de 0 % sur leurs revenus éligibles.
Pour être considéré comme résident fiscal, il ne suffit pas d’avoir un visa. Vous devez prouver que le centre de vos intérêts vitaux est à Dubaï. Cela implique généralement d’y séjourner plus de 183 jours par an, de disposer d’un logement (contrat Ejari ou propriété) et d’avoir une activité économique réelle sur place.
Il est crucial de bien structurer votre départ de France pour éviter que l’administration fiscale française ne requalifie votre résidence. L’obtention du Tax Residency Certificate (TRC) est souvent nécessaire pour faire valoir vos droits et activer la convention de non-double imposition entre la France et les EAU.
Oui, bien que l’impôt foncier tel qu’on le connaît en France n’existe pas, des taxes locales s’appliquent. Les locataires paient une taxe municipale de 5 % du montant de leur loyer annuel, qui est directement prélevée via les factures d’eau et d’électricité. Les propriétaires s’acquittent également de frais de service pour l’entretien des immeubles.
En ce qui concerne le tourisme, une taxe appelée « Tourism Dirham » est facturée par nuitée dans les hôtels et les locations de vacances. Enfin, les automobilistes doivent payer les péages routiers automatiques (Salik) lors de leurs déplacements sur les axes principaux.
Téléchargez le guide et partez sur des bases solides : règles fiscales à Dubaï, corporate tax, TVA, résidence fiscale, documents à prévoir et erreurs à éviter.
✨ GUIDE FISCALITÉ AUX UAE
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