Les 7 erreurs à éviter quand on crée une société aux Émirats arabes unis

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Redoutez-vous les coûts cachés et les impasses administratives qui transforment souvent le projet de créer une société aux Émirats arabes unis en un véritable cauchemar financier ? Loin des promesses de facilité, cet article analyse les pièges techniques fréquents, du mauvais choix de juridiction à la négligence des nouvelles obligations fiscales locales. Apprenez dès maintenant à éviter ces sept erreurs coûteuses pour garantir la conformité et la rentabilité immédiate de votre future entreprise à Dubaï.

Erreur n°1 : Choisir sa zone d’implantation à l’aveugle

Mainland ou Freezone : le choix qui définit votre business

Choisir entre une société Mainland et une société en Freezone n’est pas anodin. Ce choix unique conditionne l’intégralité de votre structure : vos clients cibles, votre actionnariat et votre fiscalité.

Le Mainland ouvre le marché local, vital pour un commerce physique. La Freezone cible l’international avec 100% de propriété, mais restreint l’activité locale. Changer de cap par la suite est financièrement lourd.

Comparatif rapide : Mainland vs. Freezone
CritèreSociété Mainland (LLC)Société en Freezone
Marché cibleMarché local des EAU + internationalInternational + Freezone (local restreint)
Propriété100% étrangère possible depuis 2021100% étrangère (principe de base)
BureauxBureau physique obligatoireFlex-desk ou bureau physique
VisasLiés à la surface du bureauSouvent limités par package
ComplexitéÉlevée (administrations locales)Simple (centralisée)

Les Freezones ne sont pas toutes interchangeables

Toutes les Freezones ne se valent pas. Dubaï en compte plus de 40, chacune avec ses règles et spécialités. Par exemple, Dubai Media City est inadaptée pour le trading, domaine réservé au DMCC.

Une erreur de juridiction peut bloquer l’obtention de votre licence ou brider votre croissance future.

Conséquences d’un mauvais choix : blocage et frais inutiles

Les conséquences sont lourdes : impossibilité de facturer vos clients ou restructuration coûteuse. Pire, vous risquez d’opérer dans l’illégalité et de subir des amendes.

Ce choix est la fondation pour créer une société aux Émirats arabes unis. Ne le négligez surtout pas.

Validez votre modèle avec des experts. Découvrez comment créer une société Mainland (LLC) à Dubaï et les options pour créer votre société en Freezone.

Erreur n°2 & 3 : Bâcler sa licence et sous-estimer le budget

Une fois la zone choisie, ne croyez pas que le plus dur est fait. Deux autres pièges guettent l’entrepreneur : la licence d’activité et le budget réel.

Une activité mal définie, une licence refusée

Votre licence est le moteur légal de votre business. Elle délimite strictement ce que vous avez le droit de faire. Soyez chirurgical dans votre définition, car le flou ne pardonne pas.

Oubliez les intitulés vagues comme « conseil en business ». Les autorités exigent de comprendre l’activité exacte pour vérifier si elle nécessite une régulation spécifique ou des diplômes particuliers.

Chaque métier correspond à un code précis. Une erreur d’aiguillage ici, et c’est le blocage garanti au moment critique d’ouvrir votre compte bancaire.

Le mirage des offres « tout compris » à bas prix

Méfiez-vous des publicités promettant une société pour 2000€. C’est souvent un leurre (Loss Aversion). Ces tarifs cachent des frais obligatoires qui surgissent après la signature. La facture finale double souvent.

Le prix affiché ne couvre généralement que l’enregistrement initial. Il exclut totalement les visas, l’Emirates ID ou les frais de dossier indispensables.

  • Les coûts souvent « oubliés » dans les offres low-cost :
  • Frais de la carte d’établissement (Establishment Card)
  • Coûts des visas de résidence (pour vous et votre famille)
  • Frais médicaux et de l’Emirates ID
  • Location du bureau ou du flex-desk (souvent obligatoire)
  • Dépôt de garantie exigé par certaines Freezones

« Rapide » à Dubaï ne veut pas dire « instantané »

Dubaï n’est pas instantanée. Si réserver un nom est rapide, la procédure complète exige de la patience. Comptez plusieurs semaines pour être opérationnel, pas 24 heures.

C’est une course séquentielle : licence, Establishment Card, visa, biométrie, puis la banque. Impossible de brûler les étapes, car chaque document débloque le suivant.

Un dossier mal préparé peut transformer un sprint de trois semaines en un véritable calvaire administratif de trois mois.

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Erreur n°4 : Ignorer la nouvelle réalité fiscale des Émirats

Votre budget est bouclé et la licence en poche ? Attention. L’erreur suivante concerne un sujet que beaucoup croient encore figé dans le passé : la fiscalité.

L’impôt sur les sociétés à 9 % : la fin du mythe du 0 %

Oubliez les mythes : le 0 % d’impôt pour toutes les sociétés à Dubaï, c’est terminé. Depuis juin 2023, la donne a radicalement changé aux Émirats.

Désormais, un impôt sur les sociétés de 9 % s’applique sur les bénéfices nets qui dépassent 375 000 AED par an (environ 95 000 €). En dessous, cela reste à 0 %.

Cela concerne aussi bien les sociétés Mainland que Freezone, sauf exceptions. Je vous invite à consulter le guide complet sur l’impôt sur les sociétés à Dubaï pour comprendre les détails de cette loi.

Qui est vraiment concerné par cet impôt ?

Clarifions un point : toutes les entreprises ne paieront pas 9 %. Le seuil de 375 000 AED de profit est la clé. Beaucoup de freelances ou petites structures ne l’atteindront pas.

Il existe aussi le « Small Business Relief ». Ce régime permet aux petites entreprises de rester à 0 % même si leur chiffre d’affaires est plus élevé, sous certaines conditions strictes.

Mais attention à la gestion. Sans une comptabilité rigoureuse, il sera impossible de justifier vos bénéfices et d’appliquer correctement le taux.

Anticiper la TVA et les autres obligations

En plus de l’impôt sur les sociétés, il y a la TVA. Elle est de 5 % et s’applique obligatoirement si votre chiffre d’affaires dépasse 375 000 AED.

L’enregistrement à la TVA est impératif dès que ce seuil est atteint. Ne pas le faire expose votre société à de lourdes pénalités. C’est une erreur classique à éviter.

Bref, la fiscalité aux EAU s’est complexifiée. Une bonne planification fiscale en amont est indispensable pour éviter les mauvaises surprises.

Erreur n°5 & 6 : Croire que la banque et la résidence fiscale sont des formalités

Votre structure est montée, votre fiscalité planifiée. On pourrait croire la partie gagnée. Pourtant, deux des plus gros obstacles restent à venir : la banque et votre propre statut de résident.

Ouvrir un compte bancaire pro : le vrai parcours du combattant

L’ouverture du compte bancaire à Dubaï est souvent l’étape la plus difficile. Les banques sont devenues extrêmement prudentes à cause des régulations internationales (AML/KYC). C’est un véritable verrou administratif.

Une licence ne garantit pas un compte bancaire. La banque fait sa propre analyse de risque, et elle refuse souvent sans donner de motif.

  • Business plan détaillé et réaliste
  • CV du ou des actionnaires
  • Relevés bancaires personnels des 6 derniers mois
  • Justificatifs d’adresse dans le pays d’origine et aux EAU
  • Factures ou contrats prouvant l’existence

Votre société existe, mais vous n’êtes pas (encore) résident fiscal

Clarifions une confusion majeure : obtenir un visa de résidence ne fait pas automatiquement de vous un résident fiscal émirien. Il faut prouver que le centre de vos intérêts vitaux est bien aux EAU. Ne confondez pas visa et fiscalité.

Sans une résidence fiscale claire aux EAU, votre pays d’origine peut continuer à vous imposer sur vos revenus mondiaux. La France, par exemple, reste très vigilante sur ce point.

C’est le principe de la double imposition. Créer une société à Dubaï sans déménager réellement est une bombe à retardement fiscale. Vous risquez un redressement coûteux.

Prouver sa substance économique pour convaincre

Ici intervient le concept de « substance économique ». Les banques et les administrations fiscales veulent voir que votre société n’est pas une simple « boîte aux lettres ». Elles exigent du concret.

Il faut prouver une activité réelle sur place. Cela implique des employés, un bureau physique et des dépenses locales. Pour certaines activités, un simple flex-desk ne suffira pas.

  • Passer plus de 183 jours par an aux EAU
  • Avoir un logement permanent (contrat de location à son nom)
  • Disposer d’un numéro de téléphone local, de factures de service
  • Inscrire ses enfants à l’école locale, si applicable
  • Avoir ses comptes bancaires principaux aux EAU

Erreur n°7 : Vouloir se lancer seul, sans expertise locale

Face à toutes ces erreurs potentielles, la dernière et peut-être la plus coûteuse est de croire qu’on peut naviguer ce labyrinthe sans guide.

La complexité administrative derrière la vitrine de la simplicité

Le marketing de Dubaï vend une vitrine de simplicité absolue pour attirer les investisseurs. La réalité du terrain révèle une administration avec ses propres codes rigides, où l’arabe reste souvent requis pour les documents officiels. C’est un choc culturel immédiat.

Chaque émirat et chaque Freezone impose ses propres portails numériques et ses procédures distinctes. Ce qui est valable à Dubaï ne l’est pas forcément à Abu Dhabi, créant une fragmentation déroutante.

Une simple erreur de formulaire peut entraîner des semaines de retard et des allers-retours frustrants avec l’administration.

L’accompagnement expert : un investissement, pas une dépense

Voyez l’accompagnement expert non comme un coût additionnel, mais comme votre meilleure assurance. C’est votre unique protection contre les erreurs fatales, les retards administratifs et les frais imprévus qui s’accumulent.

Un bon conseiller fait gagner du temps et de l’argent en sécurisant vos arrières. Il anticipe les problèmes bancaires, connaît les interlocuteurs clés et s’assure que le projet est viable et optimisé dès le départ.

C’est la différence entre un projet qui réussit et un casse-tête financier, d’où l’intérêt de choisir l’accompagnement complet pour votre création d’entreprise à Dubaï.

Comment choisir le bon partenaire pour votre projet

Méfiez-vous des « vendeurs de rêve » qui promettent une installation sans effort. Un vrai partenaire pose des questions difficiles, challenge votre business model et parle des difficultés réelles, pas seulement des avantages fiscaux.

Cherchez une entreprise établie, avec des bureaux physiques vérifiables aux EAU et une équipe interne de juristes compétents. Fuyez les intermédiaires opaques qui n’ont aucune ancrage local réel.

La transparence sur les prix et les services inclus est un signe de fiabilité absolu. Pour sécuriser votre implantation, demandez un devis détaillé et contactez un expert.

Réussir votre implantation aux Émirats ne s’improvise pas. En évitant ces erreurs stratégiques, vous posez les bases solides d’une entreprise pérenne. La fiscalité, le choix de la structure et l’ouverture bancaire restent des étapes décisives. Faites-vous accompagner par des experts pour sécuriser votre investissement et vous concentrer sur l’essentiel : votre croissance.

Foire aux questions :

Quel est le véritable coût de création d'une société à Dubaï ?

Le coût réel dépasse souvent le simple prix de la licence affiché dans les publicités. Si des offres d’appel existent autour de 2 000 € pour l’enregistrement, un budget réaliste pour une structure viable (visa, Emirates ID, carte d’établissement, assurance médicale) se situe généralement entre 15 000 et 25 000 AED (environ 4 000 à 6 500 €) pour la première année, selon la zone choisie (Freezone ou Mainland). Il est crucial d’anticiper ces frais pour ne pas se retrouver bloqué à mi-parcours.

Le mythe du « zéro impôt » absolu est révolu depuis juin 2023. Désormais, une taxe fédérale de 9 % s’applique sur les bénéfices nets excédant 375 000 AED (environ 95 000 €). En dessous de ce seuil, le taux reste à 0 %. De plus, un dispositif d’allègement (Small Business Relief) existe pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 3 millions d’AED, mais cela nécessite une tenue de comptabilité rigoureuse et une inscription obligatoire auprès de l’administration fiscale.

Malgré l’introduction de l’impôt sur les sociétés, Dubaï reste extrêmement compétitif. Il n’y a généralement pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques, pas de charges sociales sur les salaires, et la TVA est fixée à seulement 5 %. L’environnement fiscal demeure donc très favorable pour les entrepreneurs qui cherchent à optimiser leurs revenus, à condition de respecter les règles de substance économique et de résidence fiscale.

Au-delà de la fiscalité, Dubaï offre un écosystème entrepreneurial dynamique, une position géographique stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, et une excellente qualité de vie. La possibilité de détenir 100 % du capital de sa société (en Freezone comme en Mainland pour la plupart des activités) et la facilité d’obtention des visas de résidence pour l’entrepreneur et sa famille en font une destination de choix pour développer une activité à l’international.

Guide de creation de société a dubai
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