Envisager l’expatriation sans maîtriser le coût de la vie à Dubaï risque de transformer votre avantage fiscal en piège financier face à la flambée des loyers et aux dépenses incompressibles. Cette analyse détaille chaque poste budgétaire pour 2026, du prix du panier moyen aux frais de scolarité exorbitants, afin de déterminer le salaire exact requis pour sécuriser votre niveau de vie. Vous accéderez ici à des grilles tarifaires concrètes et des simulations par profil pour bâtir un plan d’installation solide, en évitant les erreurs de trésorerie fatales aux nouveaux arrivants.
Budgets de référence pour vivre à Dubai en 2026
Trois niveaux de vie, trois budgets distincts
Le coût de la vie à dubai dépend radicalement de votre propre style de vie. On distingue trois paliers clairs : le minimum pour démarrer, le niveau confortable et le premium pour vraiment profiter.
Pour une personne seule, prévoyez un budget mensuel minimum compris entre 12 000 et 14 000 AED. Pour vivre sans compter chaque dirham, visez plutôt un budget confortable entre 15 000 et 22 000 AED.
Cela représente environ 3 000 à 3 500 € pour le minimum, et jusqu’à 5 500 € pour le confort (1 AED ≈ 0,25 EUR).
Le budget pour un couple et une famille
Un couple sans enfant s’en sortira très bien avec un budget confortable entre 22 000 et 35 000 AED. Cela équivaut à environ 5 500 – 8 750 € mensuels pour une excellente qualité de vie.
Avec deux enfants, l’équation change brutalement à cause des frais de scolarité. Un budget confortable grimpe immédiatement entre 40 000 et 50 000 AED par mois. Soit 10 000 à 12 500 € pour maintenir ce standard.
Ces chiffres clés englobent la totalité des dépenses courantes que nous allons détailler plus bas.
Contexte 2026 : inflation et marché immobilier
Le contexte économique se tend avec une inflation globale de +2,9% prévue cette année. Malgré 90 000 nouveaux logements livrés, attendez-vous à une pression de +8% sur les loyers. L’offre augmente, mais la demande reste féroce.
Si vos revenus stagnent, votre pouvoir d’achat risque de s’éroder mécaniquement face à ces hausses de prix. Négociez fermement votre package salarial avant de signer quoi que ce soit. Ne faites pas l’erreur de sous-estimer cette dynamique.

Le logement, un poste de dépense à survoler ici
Fourchettes de prix et charges à anticiper
Soyons directs : le logement absorbe 30 à 55% du budget et dicte votre coût de la vie à dubai. Un studio débute vers 5 500 AED, un appartement 1 chambre autour de 8 500 AED et un 2 chambres dès 12 000 AED dans des quartiers standards.
Prévoyez le système de chèques postdatés (1, 2 ou 4 pour l’année). Cette spécificité locale exige une trésorerie de départ conséquente, bien loin du paiement mensuel classique que vous connaissez.
Ne vous fiez pas au seul loyer facial. Les charges cachées (DEWA, climatisation, charges de service) peuvent grimper jusqu’à 40% du montant du loyer. C’est un impact financier massif qu’il faut absolument anticiper.
Pour aller plus loin sur les loyers
Impossible de détailler ici les nuances de chaque zone (JVC, Marina, Downtown…) sans transformer cette section en encyclopédie. Chaque quartier a ses propres pièges.
Pour maîtriser ce poste critique, passez à l’étape suivante. Pour une analyse détaillée du marché locatif, consultez notre guide complet sur le prix des loyers à Dubaï pour 2026.
Le prix des courses à Dubaï : combien coûte vraiment un frigo plein
Le loyer étant survolé, passons à un poste de dépense quotidien et très concret : l’alimentation.
Budget courses : des écarts importants selon vos habitudes
Vous pensez maîtriser votre budget ? Attendez de voir le poste alimentation. Pour un célibataire, le budget courses mensuel oscille entre 900 et 1 400 AED, tandis qu’une famille devra prévoir de 2 000 à 3 500 AED. Mais attention : si vous refusez de changer vos habitudes et ne consommez que des produits importés, ce montant doublera instantanément.
Ici, deux mondes coexistent. D’un côté, les produits locaux (fruits, légumes, poulet) restent très abordables. De l’autre, les produits importés d’Europe — fromages et charcuteries en tête — sont extrêmement chers. Votre ticket de caisse final dépendra aussi radicalement de l’enseigne choisie : Carrefour ou Lulu vous sauveront la mise, contrairement à Spinneys ou Waitrose.
Le prix de votre panier en supermarché
Regardons les étiquettes de près pour éviter les surprises. Pour le quotidien, prévoyez 1L de lait (7 AED) et une douzaine d’œufs (12 AED). Le fond de placard reste stable avec 1kg de riz (8 AED) et un paquet de 500g de pâtes (7 AED). Ces bases ne plombent pas le budget.
Côté frais, les prix varient selon l’origine. Le kilo de bananes (7 AED) et 1kg de pommes (10 AED) restent corrects. Les légumes basiques comme 1kg de tomates (6 AED) ou 1kg de pommes de terre (4 AED) sont très économiques si vous achetez local.
C’est sur les protéines que la note grimpe. Si 1kg de blanc de poulet (30 AED) est raisonnable, 1kg de bœuf haché (45 AED) coûte plus cher. Envie de saumon frais (100 AED/kg) ? Le coût élevé de la viande de qualité surprend souvent les nouveaux arrivants.
Le coût des produits importés et des plaisirs
Voici le piège classique de l’expatrié nostalgique : le « choc des prix » sur les produits français. Un camembert de qualité (40 AED) devient un luxe, tout comme un paquet de jambon cru (50 AED). Même la baguette tradition (12 AED) pèse sur la note finale.
Pour l’hydratation, une bouteille d’eau de 1.5L (2 AED) est donnée. En revanche, l’alcool est lourdement taxé : une bouteille de vin d’entrée de gamme en magasin spécialisé (70 AED) est un minimum. N’oubliez pas qu’une licence d’alcool nécessaire est requise pour acheter vos bouteilles.
Finalement, l’alimentation est votre variable d’ajustement majeure. Vous avez le choix : manger local et pas cher en adaptant vos recettes, ou conserver vos habitudes européennes et voir votre budget exploser. C’est une question de discipline financière.

Se déplacer dans la ville : voiture ou transports en commun ?
Le frigo est plein, maintenant il faut bouger. À Dubai, l’arbitrage entre voiture personnelle et transports en commun se fait très vite, souvent dicté par la météo.
La voiture : un quasi-indispensable au budget maîtrisé
Soyons honnêtes : la voiture est presque obligatoire ici. Entre la chaleur écrasante de l’été et les distances énormes, c’est une question de survie, surtout si vous avez une famille.
La bonne nouvelle, c’est le prix à la pompe. Avec un litre autour de 3 AED, le plein coûte environ 150 AED. Pour 1500 km, comptez un budget carburant dérisoire de 250-400 AED (62-100 €).
Attention, ce n’est pas tout. Ajoutez l’assurance, l’entretien et surtout les péages Salik qui peuvent vite chiffrer.
Achat, location et frais annexes
Pour les nouveaux arrivants, la location longue durée est souvent le choix le plus sage. Vous pouvez obtenir une petite berline pour 1 500 – 2 500 AED par mois (375-625 €), avec assurance et entretien déjà inclus dans le prix.
Si vous préférez acheter, sachez que le marché de l’occasion est extrêmement dynamique et regorge de bonnes affaires.
C’est une décision financière importante. Avant de signer, il est judicieux de comprendre les spécificités de la location de voiture à Dubaï pour éviter les pièges contractuels courants et optimiser votre budget mensuel.
L’alternative des transports publics et taxis
Le réseau public (métro, bus, tram) est impeccable : propre, sûr et climatisé. Il fonctionne avec la carte NOL rechargeable. Un trajet moyen en métro vous coûtera seulement entre 5 et 7 AED (1,25-1,75 €), ce qui reste très compétitif.
Le problème ? Le réseau ne dessert pas bien les zones de villas. Les taxis et VTC (Careem, Uber) sont partout et moins chers qu’en France, mais leur usage quotidien fera exploser votre budget transport très rapidement.
La santé, une priorité non négociable au budget élevé
Après avoir calculé vos dépenses quotidiennes, attaquons un pilier financier souvent sous-estimé par les nouveaux arrivants, mais qui peut ruiner votre expatriation si mal anticipé : la santé.
L’assurance santé : une obligation légale
Oubliez le confort de la carte Vitale. Ici, l’assurance santé est obligatoire pour obtenir votre visa de résident à Dubaï. Il n’existe aucun système public gratuit comparable à la sécurité sociale française : tout est privé et payant.
Si votre employeur a l’obligation légale de vous fournir une couverture de base, celle-ci ne s’étend généralement pas à votre famille. La qualité étant très variable, souscrire une assurance complémentaire est souvent indispensable pour être bien protégé.
Coût des consultations et des assurances
Sans couverture, l’accès aux soins devient un luxe immédiat. Une simple visite chez un généraliste coûte 250 à 600 AED (environ 63 à 150 €), tandis qu’un spécialiste vous facturera entre 350 et 900 AED (88 à 225 €).
Les primes d’assurance pèsent lourd dans la balance. Pour une personne seule, une couverture solide coûte entre 4 000 et 15 000 AED (1 000 à 3 750 €) par an selon le réseau.
Pour une famille de 4 personnes, la facture annuelle grimpe de 12 000 à 35 000 AED (3 000 à 8 750 €) en fonction des options dentaires ou optiques choisies.
Le cas particulier de la maternité
Avoir un enfant aux Émirats est un investissement à part entière. Un accouchement sans complication coûte de 12 000 à 35 000 AED (3 000 à 8 750 €). Une césarienne peut faire monter la note jusqu’à 55 000 AED (13 750 €).
Ne signez rien sans vérifier les détails de votre police. Choisir la bonne assurance santé à Dubaï est une étape qui demande une analyse complète pour éviter de devoir payer l’hôpital de votre poche.

Scolariser ses enfants, l’investissement majeur pour les familles
Si le budget santé pèse lourd, la scolarité représente sans aucun doute LE poste de dépense critique qui détermine la viabilité de votre coût de la vie à Dubai.
Le système scolaire privé et ses tarifs
Soyons clairs : le système scolaire est entièrement privé à Dubai. Oubliez totalement le modèle de l’école publique gratuite à la française, ici l’éducation est un service payant dès le premier jour.
Pour les établissements français homologués, la facture grimpe vite. Les frais de scolarité annuels démarrent fort : comptez entre 28 800 et 68 800 AED rien que pour la maternelle.
L’addition s’alourdit avec l’âge : le primaire oscille entre 30 450 et 90 000 AED, tandis que le collège et lycée varient de 40 800 à 130 000 AED. C’est un tarif par enfant, évidemment.
Crèches et garde d’enfants
Pour les plus petits, les « nurseries » sont la norme. Les tarifs mensuels fluctuent généralement de 2 000 à 4 500 AED (470 – 1 050 €) pour un temps plein, ce qui reste finalement comparable, voire parfois moins cher, que certaines structures privées dans les grandes métropoles françaises.
L’alternative populaire reste la « nanny » à domicile. Si le salaire semble très accessible par rapport à l’Europe (2 000 – 5 500 AED/mois), ne vous y trompez pas : vous devez payer les frais de visa et d’assurance obligatoires, un coût initial souvent sous-estimé.
Les frais cachés de la scolarité
Attention à ne pas regarder que les frais de scolarité bruts. Vous devrez régler des frais annexes inévitables : les frais d’inscription (500-2000 AED, souvent perdus si vous changez d’avis), les uniformes obligatoires et les manuels scolaires spécifiques.
Deux autres postes font exploser la note : le transport scolaire en bus, qui dépasse fréquemment 5 000 AED par an (voire 8 500 AED dans certains lycées), et la cantine. Ces « extras » finissent par alourdir considérablement la facture finale annuelle.

Sorties et loisirs : quel budget pour profiter de l’émirat ?
On ne vient pas à Dubai que pour travailler. Voyons maintenant combien coûte le fait de profiter de ce que la ville a à offrir.
Manger au restaurant : une pratique courante
Ici, manger dehors est presque une religion, bien plus qu’une simple commodité. L’offre est absolument gigantesque, allant des « food courts » rapides et efficaces aux tables gastronomiques étoilées. Vous verrez, la tentation de ne pas cuisiner est constante.
Parlons chiffres concrets. Un repas rapide dans un petit restaurant ou un food court vous coûtera entre 25 et 50 AED (environ 6 à 12 €). Pour un dîner sympa à deux, comptez 200 à 300 AED (50 à 75 €). Attention, les fameux brunchs du vendredi grimpent souvent à 400 AED (100 €) par personne.
Activités et sorties du week-end
Pour se divertir, il faut aussi prévoir une ligne budgétaire solide. Une place de cinéma standard tourne autour de 45 AED (11 €). L’accès à un beach club privé pour la journée varie généralement de 150 à 300 AED (37 à 75 €), montant parfois utilisable en crédits consommation.
D’autres loisirs pèsent aussi dans la balance : comptez environ 300 AED (75 €) par personne pour un parc d’attractions ou une sortie désert. Heureusement, il existe de nombreuses activités gratuites comme les plages publiques ou les parcs pour équilibrer vos dépenses.
Le budget d’installation : les frais à ne pas oublier avant le premier salaire
Avant même de penser aux dépenses mensuelles récurrentes, il y a une somme conséquente à débourser dès votre arrivée. C’est le budget de démarrage, un poste souvent sous-estimé qui peut déséquilibrer votre trésorerie si vous n’êtes pas préparé.
Les frais liés au logement
Commencez par bloquer une somme importante pour la caution. Elle représente impérativement 5 % du loyer annuel pour un logement vide, et grimpe à 10 % pour un meublé. C’est une somme théoriquement récupérable, à condition de rendre les clés sans le moindre accroc.
Ensuite, préparez-vous à sortir du cash pour les frais d’agence, qui s’élèvent également à 5 % du loyer annuel. Contrairement à la caution, cette commission est une dépense sèche et non récupérable.
Enfin, l’officialisation du bail via l’Ejari est obligatoire. Comptez environ 220 AED pour cet enregistrement administratif indispensable.
Activation des services et premiers achats
Une fois les clés en main, il faut activer les compteurs. Le raccordement à la DEWA (eau et électricité) exige un dépôt de garantie de 2 000 AED pour un appartement, et le double, soit 4 000 AED, pour une villa.
Ne négligez pas l’installation d’Internet et la TV, qui coûte deux à quatre fois plus cher qu’en France. Prévoyez environ 300 à 500 AED juste pour la mise en service. Si votre logement est vide, le budget ameublement devra aussi être débloqué immédiatement.

Exemples de budgets mensuels détaillés : la réalité, ligne par ligne
Nous avons décortiqué chaque poste de dépense. Il est temps de tout rassembler. Voici à quoi ressemble un budget mensuel concret, selon votre profil.
Le budget d’un célibataire en mode « confort »
Imaginez un jeune professionnel actif. Il vit dans un T2 sympa ou un grand studio dans un quartier vivant comme JVC ou la Marina, loue une voiture pour ses déplacements et ne se prive pas le week-end. C’est le profil type de l’entrepreneur qui veut réseauter.
Pour maintenir ce train de vie sans stress, il faut viser un budget total d’environ 16 000 AED. C’est le prix de la tranquillité d’esprit. J’ai détaillé la répartition exacte dans le tableau ci-dessous pour que vous visualisiez l’impact réel sur le coût de la vie à dubai.
Le budget d’un couple et d’une famille
Pour un couple installé dans un T2 confortable avec deux véhicules et des sorties régulières, l’addition grimpe vite autour de 25 000 AED. Si vous ajoutez deux enfants, une villa et une nanny, la dynamique change radicalement. Avec les frais de scolarité, vous atteindrez facilement les 45 000 AED mensuels.
Mais il existe une autre réalité : le profil « Luxe ». Une villa sur la Palm, des écoles premium comme le SISD et des loisirs haut de gamme font exploser les compteurs. Ce style de vie exige un budget dépassant souvent les 80 000 AED.
Tableau récapitulatif des budgets mensuels
Arrêtons les suppositions. Ce tableau est votre boussole pour valider la faisabilité financière de votre projet. Il synthétise les données réelles du marché pour vous permettre de vous projeter concrètement.
| Poste de dépense | Célibataire Confort (AED) | Couple Confort (AED) | Famille 2 enfants (AED) | Famille Luxe (AED) |
|---|---|---|---|---|
| Logement (Loyer moyen) | 7 000 | 9 000 | 16 000 | 35 000 |
| Charges (DEWA, Cooling, Mobile) | 1 200 | 1 800 | 2 800 | 5 000 |
| Transports (Voiture/Essence) | 1 500 | 2 500 | 3 500 | 6 000 |
| Alimentation (Courses) | 2 000 | 3 500 | 4 500 | 8 000 |
| Restaurants & Sorties | 2 000 | 3 000 | 2 500 | 8 000 |
| Santé (Complémentaire) | 800 | 1 600 | 3 000 | 6 000 |
| Scolarité (Moyenne lissée/mois) | 0 | 0 | 8 500 | 18 000 |
| Garde d’enfants (Nanny + visa) | 0 | 0 | 3 500 | 5 000 |
| Loisirs & Sports | 1 000 | 2 000 | 2 500 | 6 000 |
| Shopping & Divers | 500 | 1 600 | 2 000 | 5 000 |
| TOTAL MENSUEL (AED) | 16 000 AED | 25 000 AED | 48 300 AED | 102 000 AED |
| TOTAL MENSUEL (EUR) | ~4 000 € | ~6 250 € | ~12 075 € | ~25 500 € |
Regardez bien la ligne « Scolarité » pour les familles : c’est souvent le choc financier qui fait mal si on ne l’a pas anticipé. Pour le célibataire, c’est le logement qui pèse le plus lourd dans la balance.

Quel salaire viser pour bien vivre à Dubai ?
Les tableaux de dépenses sont utiles, mais ils ne répondent pas à la vraie question qui fâche : combien faut-il réellement voir tomber sur le compte pour assumer ce coût de la vie sans sueurs froides ?
Du budget au salaire nécessaire
Pour un célibataire cherchant un vrai confort, visez un salaire net de 18 000 – 20 000 AED. C’est le montant pivot pour absorber le loyer d’un studio correct et vivre sereinement sans surveiller son compte en banque chaque semaine.
Avec une famille et deux enfants, l’équation se durcit nettement. Le salaire du foyer doit grimper à 50 000 AED minimum pour couvrir les frais scolaires exorbitants et l’assurance santé. Sans cette marge de sécurité, l’épargne devient impossible et le moindre imprévu fait mal.
Analyser son package de rémunération
Ne vous fiez pas au seul salaire de base, c’est un piège classique ici. Analysez scrupuleusement les « allowances » incluses : prise en charge du logement, frais de scolarité ou indemnités de transport.
Négliger ces détails structurels peut vous coûter très cher une fois sur place. Pour une analyse complète des packages et déterminer le salaire idéal pour vivre à Dubaï, notre guide dédié répondra à toutes vos questions.
Dubai vs France : le vrai comparatif du pouvoir d’achat
On entend souvent dire que la vie est chère à Dubai, mais qu’en est-il vraiment par rapport à la France une fois tous les comptes faits ?
Comparer ce qui est comparable : le salaire net d’impôts
Arrêtez de comparer des pommes et des oranges. L’erreur fatale ? Mettre un salaire brut français face à une offre dubaïote. Ici, le salaire affiché est le salaire net, point final. Il n’y a pas d’impôt sur le revenu à déduire.
Prenons un cas concret. Vous signez pour 10 000 € à Dubai ? Vous encaissez 10 000 €. En France, ce même montant brut fondrait à vue d’œil pour atteindre péniblement 6 500 € nets après le prélèvement à la source (30-45 %). C’est la base de tout calcul viable.
Les postes plus chers à Dubai
Attention, tout n’est pas rose. Le coût de la vie pour habiter grimpe de 86 %. Le logement, la santé (système 100 % privé), la scolarité (40k-80k AED/enfant) et les communications (internet/mobile hors de prix) vont peser lourd dans la balance.
Ajoutez à cela les produits d’importation comme le fromage ou la charcuterie, et l’alcool si vous consommez. Ces plaisirs, taxés ou rares, peuvent rapidement faire exploser un budget mal ficelé si on ne s’adapte pas au marché local.
Là où vous gagnez en pouvoir d’achat
Pourtant, votre reste à vivre peut décoller grâce à l’absence totale d’impôt sur le revenu. L’essence (0,66 €/L), les transports et le personnel de maison sont aussi nettement plus abordables, allégeant la pression sur les dépenses quotidiennes.
Le gain réel dépendra donc de votre profil. Un célibataire profitera à plein régime de l’avantage fiscal. Pour une famille nombreuse, le coût exorbitant de la scolarité risque d’annuler ce bénéfice financier. Faites vos comptes avant de signer.

Les pièges financiers les plus fréquents chez les expatriés
Vous pensez avoir tout calculé ? C’est souvent là que ça coince. Pour que votre expatriation ne vire pas au cauchemar financier et reste rentable, il faut éviter certains pièges précis. Voici les erreurs exactes qui ruinent le coût de la vie à dubai pour les nouveaux arrivants.
Sous-estimer les charges et les frais uniques
L’erreur numéro un est de ne budgéter que le loyer facial. Vous devez impérativement intégrer les charges variables comme la DEWA, cooling, service charges qui sont des coûts majeurs et imprévisibles. En été, avec la climatisation tournant à plein régime, la facture peut littéralement doubler.
La deuxième erreur fatale est d’oublier le budget d’installation initial. Entre les cautions de 5 à 10 %, les frais d’agence et les raccordements, vous aurez plusieurs milliers d’euros à sortir cash avant même d’avoir touché votre premier salaire sur place.
Le piège du « lifestyle inflation »
Avec un salaire net d’impôt souvent plus élevé, la tentation est immense d’augmenter immédiatement son niveau de vie. On signe pour un appartement plus grand, une voiture de sport ou des sorties constantes. C’est un mécanisme psychologique redoutable qui anéantit votre pouvoir d’achat réel.
C’est le moyen le plus rapide de se retrouver sans aucune épargne après un an d’expatriation. Dubai est une ville conçue pour pousser à la consommation. Il faut savoir garder la tête froide et se fixer des objectifs d’épargne stricts dès le début.
Ignorer les spécificités locales
Ne négligez jamais l’importance administrative de l’Emirates ID. C’est le sésame obligatoire pour tout faire : ouvrir un compte, louer un bien ou s’abonner aux services. Son obtention a un coût, prend du temps et bloque souvent toutes vos premières démarches vitales.
Rappelez-vous aussi du système de chèques postdatés pour le paiement des loyers. Un chèque sans provision est un délit très sérieux ici. Une mauvaise gestion de votre trésorerie peut avoir des conséquences juridiques lourdes, bien au-delà d’une pénalité bancaire.
S’expatrier à Dubaï ne s’improvise pas : au-delà de l’attrait fiscal, la réalité du coût de la vie exige une planification rigoureuse. Logement, santé et scolarité sont les variables clés de votre équation financière. Anticipez chaque poste de dépense pour garantir que votre aventure aux Émirats reste une opération rentable et sereine.
FAQ : Coût de la vie à Dubaï
Le coût de la vie est-il réellement élevé à Dubaï ?
Oui et non, tout dépend de votre référentiel et de votre mode de vie. Si le logement (30 à 55 % du budget) et la scolarité sont nettement plus chers qu’en province française, l’absence d’impôt sur le revenu et le faible coût du carburant ou des véhicules rééquilibrent la balance. En 2026, avec une inflation autour de 2,9 %, Dubaï reste une ville onéreuse pour les standards européens, mais offre un pouvoir d’achat souvent supérieur grâce aux salaires nets.
Quel salaire mensuel est nécessaire pour bien vivre à Dubaï ?
Pour un célibataire souhaitant un niveau de vie confortable (studio/T2 sympa, sorties, voiture), un salaire net de 15 000 à 20 000 AED (3 750 – 5 000 €) est recommandé. Pour une famille avec deux enfants, en tenant compte des frais de scolarité et d’un logement plus grand, il est prudent de viser un revenu foyer d’au moins 45 000 à 50 000 AED (11 250 – 12 500 €) par mois pour ne pas se mettre en difficulté.
De combien d’argent ai-je besoin chaque mois pour vivre à Dubaï ?
En termes de dépenses réelles (hors épargne), un célibataire dépense au minimum 12 000 AED (3 000 €) pour couvrir l’essentiel. Un couple sans enfant aura besoin d’environ 22 000 à 25 000 AED (5 500 – 6 250 €) pour vivre confortablement. Notez que ces montants incluent le loyer, les charges (DEWA, internet), la voiture et l’alimentation, mais peuvent doubler si vous optez pour un style de vie « luxe ».
L’alimentation et la nourriture sont-elles chères sur place ?
Le budget alimentation est à deux vitesses. Si vous consommez des produits locaux (fruits, légumes, poulet), les prix sont très abordables. En revanche, si vous souhaitez conserver vos habitudes européennes avec des produits importés (fromage, charcuterie, marques françaises), la facture peut grimper de 30 à 50 % par rapport à la France. Comptez entre 2 000 et 3 500 AED par mois pour les courses d’une famille.
Quel est le prix moyen d’un restaurant à Dubaï ?
L’offre est pléthorique. Un repas simple dans un « food court » ou un petit restaurant de quartier coûte entre 30 et 50 AED. Pour un dîner dans un restaurant de standing intermédiaire avec un verre de vin, comptez plutôt 250 à 350 AED par personne. Les fameux brunchs du week-end, très populaires chez les expatriés, tournent généralement autour de 400 AED tout inclus.
Quel est le prix d’une bouteille d’eau ?
L’eau est très bon marché. Une bouteille d’eau locale de 1,5 litre en supermarché coûte environ 1,5 à 2 AED. Au restaurant, une bouteille d’eau importée (type Evian ou San Pellegrino) sera facturée beaucoup plus cher, souvent entre 20 et 35 AED.
Est-ce que l’expatriation à Dubaï vaut le coup financièrement ?
Absolument, à condition de bien négocier son package. L’avantage majeur reste fiscal : 10 000 € gagnés sont 10 000 € dans votre poche, contrairement à la France où le net après impôt serait bien inférieur. Cependant, pour que l’opération soit rentable, votre gain en salaire net doit être supérieur au surcoût engendré par le logement, la santé (assurances privées) et l’école des enfants.